Dans Pirata, c’est l’univers des cours d’eau, des cascades, et de la vie exubérante de la nature environnante qui exulte par le biais de compositions de Vanessa da Mata et d’Ana Carolina (deux superstars au Brésil), mais aussi d’Edu Lobo et de Jovelina Perola Negra, ainsi que des ponctuations poétiques de Fernando Pessoa, Guimarães Rosa ou de João Cabral de Melo Neto, qu’elle récite avec émotion.
Maria Bethânia rend hommage aux personnes humbles, telle cette jeune campagnarde qui voit la vie et son monde dans chaque parcelle d’eau, et à l’art populaire, comme en témoignent les reproductions de délicats tableaux réalisés par des dentellières du Rio São Francisco pour la pochette de cet album, limpide comme de l’eau de source.